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Bibliothèque des ouvrages anciens

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L'histoire du fonds

Les jésuites, gérants du collège municipal et royal de 1606 à 1762, avaient constitué au dessus de la chapelle Saint-Thomas l’une des plus importantes bibliothèques de la ville de Rennes et sans doute la première en Bretagne pour un établissement d’enseignement (1, se reporter à la page Sources).
Au moment de leur expulsion en 1762, cette bibliothèque comptait encore 5000 volumes malgré les pertes subies lors de l’incendie de la chapelle en 1712 et les prélèvements effectués, avant inventaire, par les Pères dans la perspective de leur dispersion.

Cependant, la majorité des livres d’avant 1789 actuellement dans le fonds ancien de la cité scolaire ne vient pas de l’héritage des jésuites mais du « dépôt littéraire » issu des saisies effectuées de 1789 à 1793 dans les établissements ecclésiastiques, puis au domicile des familles d’émigrés et en dernier lieu au siège des corporations et autres sociétés savantes lors de leur dissolution. Seules, la bibliothèque du Collège et celle des Avocats (déjà ouverte au public et qui deviendra la Bibliothèque publique du Présidial) échappèrent à ces saisies (2).

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De la chapelle de la Visitation où il est initialement rassemblé, aux murs du Collège où il finit par être stocké en février 1796, ce dépôt a connu nombre de vicissitudes : déménagements, vols, incendie, cession de papier et de parchemin à l'armée pour envelopper la poudre... Il ne restait qu'environ 18 000 des 60 000 volumes de l'estimation de départ.

Félix-Alexis Mainguy (1747-1818), ancien dominicain, ancien curé constitutionnel de la paroisse de Toussaints, cumule à partir de 1796 sa fonction de Commissaire bibliographe de la Ville avec celle de Bibliothécaire public de l’Ecole centrale, Ecole centrale départementale qui vient d'être créée dans les murs de l'ancien collège.

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Secondé par Pierre-Michel Le Sage, ancien dominicain lui aussi, Mainguy se charge de l'inventaire de cette bibliothèque avant d'être en mesure, à partir de 1799, de l'ouvrir au public les jours impairs (2).

Le lycée, ouvert en 1803 dans les mêmes locaux, ne put garder, faute de place, qu’une petite partie des 18 000 volumes. De nombreux ouvrages, dont ceux traitant de théologie, furent transférés au petit séminaire de Rennes (2), d'autres vendus pour permettre les travaux d'agrandissement de la bibliothèque de l'Hôtel de Ville.
De ce fonds de 1803, il reste un millier d’ouvrages dont 41 du XVIè siècle.
                                               
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Il s’est ensuite enrichi au fil du temps des acquisitions faites par les établissements qui se sont succédés sur le site depuis le lycée impérial jusqu’au lycée « Chateaubriand » en 1968, date à laquelle une partie des livres de la Bibliothèque classique fut transférée avec les classes préparatoires et le nom de « Chateaubriand », dans le nouvel établissement du boulevard de Vitré.

  

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