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Une origine très ancienne à Rennes

De la «maison d’école » au collège municipal.
Dès 1035, à l’époque des comtes de Bretagne, l’évêque Guérin nomme et installe un « maître d’école » dans une maison proche de la cathédrale et lui attribue des revenus (1). Ce maître exerce au nom de la ville de Rennes, à titre gratuit, et son enseignement est ouvert à tous. Son autorité s’étend rapidement à tout le diocèse, au XIIe siècle, on distingue déjà les « petites écoles » où on apprend à lire et à écrire et la « Grande Ecole » où l’enseignement est plus spécialisé, tourné vers les humanités. Après un passage provisoire dans l’ancienne synagogue, la « maison d’école »est construite en 1494 à l’initiative de la Communauté de Ville sur l’emplacement de l’ancien hôtel des Monnaies, et désormais, les maîtres sont rétribués par la ville. Comme le nombre d’élèves a augmenté et que les bâtiments doivent être occupés par d’autres administrations, une nouvelle construction est entreprise, au sud de la Vilaine, à l’emplacement du prieuré-hôpital Saint-Thomas Beckett, dont la municipalité récupère les bénéfices (2). Aux débuts du XVIe siècle, le collège municipal Saint-Thomas Becket détient le monopole de l’enseignement dans la ville et aux alentours, les humanités, la rhétorique et la grammaire y ont la priorité.

Le collège devient municipal et royal.
Après 1532 et  le rattachement de la Bretagne au Royaume de France, le roi François 1er accorde au collège le rang de collège royal (1536), il conserve son monopole et ses privilèges antérieurs (3). Les élèves pensionnaires doivent porter l’uniforme et suivre un règlement strict où les offices religieux tiennent une large place. Les études reposent sur une connaissance approfondie du latin et la pratique du grec. A la fin du XVIe siècle, la vie dans le collège est très dégradée : les conditions matérielles y sont mauvaises et l’enseignement décline. La période n’est pas favorable, les Guerres de Religion accaparent les autorités royales et la municipalité entreprend des démarches pour remédier à cette situation déclinante (4).

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